Le verre est ce qui rend un intérieur compact généreux, et ce qui perd le plus de chaleur. Les deux se décident par l'orientation avant de se décider par la spécification.
L'orientation pèse plus que le vitrage lui-même
Une grande ouverture au sud capte de la chaleur tout l'hiver et surchauffe en juillet ; la même ouverture au nord donne une lumière régulière et aucun apport. Quelle façade porte le verre se décide gratuitement sur le plan et devient impossible ensuite.
En pratique, la plupart des plans compacts veulent le vitrage principal vers la vue et la lumière du soir, avec une fenêtre haute plus petite en face pour l'éclairage traversant. Cette combinaison se lit comme de l'espace ; une seule grande baie se lit comme un couloir.
Le triple vitrage n'est pas automatique
Le triple réduit les déperditions et pèse davantage — environ 30 kg par mètre carré contre 20 pour un double. Sur un bâtiment qui voyage, ce poids doit être porté par l'ossature et levé par la grue : c'est autant une décision structurelle que thermique.
Dans un climat doux, un bon double vitrage à couche peut être le meilleur arbitrage. En altitude ou dans un hiver long, le triple se rentabilise et supprime en outre la sensation de paroi froide près d'une grande baie.
La protection solaire est à l'extérieur du verre
Une fois le rayonnement passé, la chaleur est à l'intérieur, et un store intérieur ne fait que la convertir en chaleur rayonnante. Une protection extérieure — débord de toiture, volet, écran — l'intercepte avant, et l'effet est plusieurs fois supérieur.
Un débord fixe dimensionné sur la hauteur du soleil d'été laisse encore entrer le soleil bas de décembre. C'est la régulation climatique la moins chère du projet et elle ne coûte qu'une cote sur le plan.
Les ouvrants sont une question de ventilation
Le verre fixe est moins cher et plus étanche, et une maison sans ouvrant dépend entièrement de la ventilation mécanique. Prévoyez au minimum un ouvrant à chaque extrémité du plan, pour pouvoir balayer la maison un soir chaud.
Une fenêtre de toit au-dessus de la mezzanine fait plus pour le confort d'été que n'importe quelle fenêtre de façade : l'air chaud sort au point le plus haut, et c'est précisément là qu'il s'accumule.
Menuiseries, quincaillerie et altitude
Le bois-aluminium donne une face intérieure chaleureuse et une face extérieure sans entretien, et c'est la réponse habituelle pour une maison qui voyage. Le bois seul demande la même attention qu'un bardage bois ; le PVC seul travaille plus que la baie qui le reçoit.
En altitude, interrogez précisément la finition de la quincaillerie. Paumelles et poignées se dégradent bien avant le dormant, et les remplacer sur un ensemble monté n'est pas l'affaire de cinq minutes.